Traite transatlantique des esclaves
Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata
Guerre de décolonisation et indépendance du Cambodge, Laos, Vietnam
Guerre d’indépendance de l’algérie
Massacre manifestation d’algériens à PAris
Indépendance de l’algérie
coup d’état de boumédienne en Algérie
destitution d’Haïlé Selassié et début de la guerre civile éthiopienne (1974-1991)
Phnom Penhn, capitale du Cambodge tombe aux mains des Khmers rouge
Élection François Mitterrand
Arrivée du supermarché U à Dieulefit
Les années noires guerre civile en algérie
Coupe du monde de football victoire de la france
le pen au 2nd tour des éléctions présidentielles / création du collectif citoyen à dieulefit
émeutes dans les banlieues
grève de la faim élus de dieulefit, contre le refus de financement du territoire zéro chômeur
Mes grands-parents quittent l’Andalousie et s’installent en Algérie. Ils se sont toujours considérés comme français alors qu’ils sont 100% espagnols.
Numéro 134, Ma naissance est inscrite sur le registre
Ma mère ne se remet jamais du départ, elle dit tout le temps, « je vais au marché à Oran » au lieu de Grenoble. On parlait pas espagnol à la maison, il fallait qu’on soit français. Mais aux réunions de famille, ils parlaient espagnol et arabe.
Ma famille quitte l’Algérie, une main devant, une main derrière Traversée Oran/Port-Vendres de la commune de Boufatis en Algérie
35 ans à l’île de la Réunion L’engagement me répare
Retraite, arrivée à Dieulefit
je retourne en Algérie, 60 ans après, avec Souad, je retrouve la maison, la cour et l’olivier. C’est ma résurrection. Je perds 10 kilos de trouille.
Manifestation à Sétif : Ils ne resteraient pas des citoyens de seconde zone !
L’indépendance a été volée aux femmes
Ma naissance, mais surtout la libération des moeurs, en Algérie aussi. J’ai des photos de ma mère en mini jupe
Ma mère étouffe en Algérie où la libération s’amenuise, la France à besoin de main-d’oeuvre : on part. Mon père arrive après
Élection de Mitterrand : à travers cet homme emblème de liberté et d’intelligence, j’ai aimé l’esprit français. Quand j’ai compris l’envers du décor, c’était la douche froide. À partir de cette déception, je me suis intéressée à la politique
Ma mère, qui était médecin de campagne travaille comme infirmière. Mme Chotard du Secours Catholique au Teil s’occupe de nous comme une mamie
Naissance de ma fille «Jenna», son père me dit : « donne lui un prénom français d’abord »
J’accompagne Carret en Algérie où elle n’est jamais retournée. Elle vient de Boufatis comme ma mère. C’est moi qui découvre Boufatis
Ma mère quitte la Sicile, elle arrive à Fontaine (Grenoble) travaille à l’usine et épouse son cousin italien d’Amérique
Mon père meurt quelques mois avant ma naissance. On me nomme Françoise. «Tu es le cadeau de la mort» me dit ma mère.
Vivre à 7 dans un f3 en hlm Ma mère dit: « La Sicile c’est la terre de la misère, et nous on va devenir français », on peut pas parler l’italien.
Je vais pour la première fois en Sicile pour faire un film sur l’imaginaire des immigrés avec un copain. Les siciliens disent “On est resté pour le faire vivre le pays” et les émigrés “On est parti en France pour qu’ils ne meurent pas de faim”. Ça a relativisé qui j’étais, le choix de mes parents, la femme que j’allais pouvoir devenir.
Voyage en Sicile avec ma fraterie de 70 ans, on nous vole toutes nos affaires. À poil comme nos parents quand ils sont arrivés en France.
Je nais l’année où la guerre est déclarée
Les Allemands arrêtent mon père, je me souviens de leur bottes
Mon père est pasteur missionnaire à Bafoussam dans la colonie française du Cameroun.
Je pars à Alger avec mon mari employé par la Shell. On est étonné d’être si bien accueillis alors qu’ils sortent de guerre et qu’on était les salauds. On connaît, on a vécu la même chose avec les Allemands
À Alger, on entend une fusillade C’est le coup d’État de Boumedienne, la fin d’un monde, avec Ben Bella on a cru au socialisme, ça me fait pleurer
Je veux participer mais je suis coincée à Roynac avec deux enfants. J’écoute la radio en boucle, à Paris, il n’y a plus d’essence, plus de cigarettes. A Roynac, rien ne se passe
Cérémonie au Pérou : j’ai demandé pardon pour tous les abus commis par mes ancêtres pendant l’esclavage
Je cofonde Ecoravie, un habitat collectif, écologique et participatif à Dieulefit
Mon grand-père part faire la guerre en Indochine française, il se fiance avec une femme vietnamienne
je nais à Oran, en Algérie
Ma grand-mère organise mon mariage forcé à 21 ans avec un inconnu
Naissance de mes 5 enfants Sanaa, Mohammed, Shemssedin, Riem, Mayar
Je travail, je suis indépendante financièrement, je me sens forte, j’ai le courage de divorcer
J’arrive en France avec ma fille pour retrouver trois de mes enfants enlevés par mon mari. On dort dans la rue à Valence. Une ville la journée, c’est pas la même que la nuit
Réseau Femme a l’Abri 26 me trouve un logement à Bourdeaux. Je rencontre Claire qui me présente à tout le quartier Ecoravie à Dieulefit. J’ai un réseau d’aide et d’amitié
Mon arrière grand-mère quitte l’Alsace pour le Maroc où elle devient institutrice. Mes arrières grands parents paternels quittent le Piémont et s’installent au Maroc
On habite rue des colonies au Maroc, ça ne s’invente pas. Mes parents aident les opposants politiques (marocains), ils deviennent persona non grata et quittent le Maroc
Nous partons vivre à Addis Abeba en Ethiopie, mes parents enseignent le français
Mes parents se séparent, ma mère s’installe au Sénégal avec ma soeur et moi. On forme une entité de 3 femmes très fortes
J’ai mon Bac, j’arrive en France, je ne me sens pas française, je n’y ai jamais vécu, je n’ai pas les références des jeunes français
Je nais sous le matricule 6243. On me confie à la DDASS. Je suis placée dans une famille de paysans, pas pour être dorlotée, pour travailler
Premiers souvenirs : ma nourrice me dit: « Demain tu vas à l’école
Mes parents d’accueil sont des paysans militants contre la malbouffe et les premiers supermarchés. Je dors avec les chèvres, je libère les chevreaux pour qu’ils ne finissent pas à la casserole. J’ai une grand-mère d’adoption, Régia, à Pont de Barret. Elle m’apprend la borderie, la couture, les bonnes manières et aussi à tendre la main.
25 ans, première rencontre avec ma mère biologique présumée
Une enfant de la DASS, une fois majeure, elle finit à la rue
Tests ADN pour connaître mes origines : je suis suédoise, portugaise, grecque, italienne, espagnole
Ma grand-mère et ses 3 filles de 3 à 8 ans sont chassées de leur maison par la milice des khmers rouges
Mes grands-parents maternels sont accueillis comme réfugiés en France avec leurs enfants. Ils s’installent temporairement à Paris dans les tours du 13ème.
Mon père vend des cigarettes à Barbès à Paris, car il est trop âgé pour aller à l’école en France.
Alors que leur situation est plus stable, qu’ils ont un restaurant à Opéra à Paris avec mon grand-père, ma grand-mère maternelle Hong hué se suicide
Ma famille travaille au restaurant Le Lotus d’Aulnay. J’habite au-dessus du restaurant. Mon salon, c’est le resto, on y accueille toutes nationalités et les classes sociales.
France black blanc beur. Je participe à la liesse de faire partie d’un pays multiculturel.
Aulnay-sous-bois est en feu, plus d’éclairage public, des carcasses de bus vont à la fourrière. Dans la colère, les jeunes détruisent leur propre quartier.
Retour au Cambodge-Vietnam en famille. Ce n’est pas le retour aux sources que j’imaginais
Arrivée à Dieulefit car une dame m’a pris la main en me disant : «Dieulefit, où nul n’est étranger»